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Mini-site critikat du Festival EntreVues de Belfort 2009

Bienvenue sur le mini-site critikat.com consacré au Festival EntreVues 2009, le festival international du film de Belfort. Critikat vous propose de suivre le festival qui se tiendra du 28 novembre au 3 décembre 2009, sur ce mini-site qui vous présentera des compte-rendus réguliers des films et événements de cette 24ème édition.

Présentation du festival de Belfort 2009

Belfort 2009

Du 27 novembre au 06 décembre 2009, le festival EntreVues de Belfort fêtera sa 24ème édition. Critikat à le plaisir de s’associer à cet événement majeur du cinéma de « recherche », véritable lieu de rencontre et de débats entre cinéphiles, lycéens, professionnels et spectateurs curieux.

EntreVues n’a de cesse de nous proposer chaque année les premiers films de jeunes cinéastes ayant décidé de tâtonner, d’expérimenter et de trouver de nouvelles voies dans l’art de filmer. Grâce à la volonté constante du festival de faire interagir passé, présent et futur du septième art, leurs propositions filmiques côtoieront le temps d’une semaine la tendre folie et la subversion libertaire du cinéma des années 1970 : une rétrospective du nouveau cinéma suisse, qui, avec Tanner, Soutter, Reussser, Yasin ou encore Goretta, s’affranchissait avec jubilation des codes et de la morale de l’époque ; un belle virée dans l’univers de Brian de Palma, de sa période underground jusqu’à ses premières incursions dans le système hollywoodien ; une rétrospective de l’œuvre méconnue de l’espagnol fantasque Adolfo Arrieta. Un hommage sera également rendu à Louis Skorecki, le cinéaste, dont l’œuvre cinématographique sied bien à un festival qui ne cesse d’interroger notre rapport au monde à travers des films exigeants et novateurs. Rendez-vous la semaine prochaine pour un compte-rendu complet de cette édition aux notes délicieusement subversives.

Six (2009), Cagla Zencirci et Guillaume Giovanneti / Compétition courts métrages français

Six (2009), Cagla Zencirci et Guillaume Giovanneti / Compétition courts métrages français

{Six} s'ouvre sur un plan de le foule tokyoïte telle que nous sommes habitués à la voir. Parmi les métropolitains, six sont choisis pour qu'un aperçu de leur vie nous soit offert. Le film est composé de six tableaux numérotés (chaque personnage étant désigné par un chiffre). Ces deniers ne font pas le portrait des êtres sur lesquels ils sont centrés, nous n'apprendrons au fond pas grand chose sur eux. Comme une estampe, {Six} se contente d'effleurer, de suggérer, de laisser entrevoir des pans de vies ancrés dans la capitale japonaise. Un homme vieillissant, « six », nous montre où se trouve la piscine dans laquelle il va régulièrement nager, avant d'aller déjeuner seul. La nuit, il se rend au bar « La Jetée », dont le nom renvoie explicitement au film de Chris Marker et qui existe vraiment à Tokyo. Étonné, « six » constate que la patronne, Kawai San, n'est pas là. Il s'installe quand même et se sert à boire. Les uns après les autres, les six personnages le rejoignent, se mettent à boire, à discuter, en attendant le retour de l'absente. Mais Kawai San est comme Godot, son rôle est de ne jamais arriver, et de permettre aux hommes qui l'attendent de passer un moment.

Les scènes situées dans l'espace réduit et chaleureux de « La Jetée », rempli d'objets, éclairé par une lumière tamisée et dans lequel on écoute de la musique, alternent avec des scènes décrivant un moment de la vie de chacun des personnages. Dans les bureaux blanc immaculé de son entreprise, l'un d'eux, d'âge mûr, explique, en regardant la caméra, la philosophie de son entreprise (les employés ne passent pas après elle, elle résulte d'eux), en difficulté avec la crise économique. Un jeune homme est filmé dans la lumière naturelle, dehors, près d'un lieu de culte. La nuit, une jeune femme, petite silhouette dans les grands bureaux déserts où elle travaille, regarde la ville étendue devant la fenêtre. Elle raconte, à la fois pour celui qui tient la caméra et pour elle-même, le stress que lui procure son emploi de commerciale, qui exige d'elle des performances qu'elle a du mal à tenir. Elle est fatiguée, elle aimerait que l'hélicoptère qu'elle voit passer dans le ciel l'emmène avec elle. Elle s'interrompt parfois, laissant place au silence et aux rumeurs de la ville.

« La Jetée » est un personnage à part entière. Il est un lieu de cinéma. Kawai San, distributrice de Takeshi Kitano et scénariste de Kurosawa, y a notamment accueilli Tarantino, Coppola, Chang Chen... Des affiches de cinéma envahissent les murs, les bouteilles bues par les prestigieux clients sont exposées comme des reliques. En évoquant l'absente, les six personnages en esquissent un portrait. On devine son hospitalité, sa chaleur. « La Jetée » est un lieu de répit dans le chaos de Tokyo. Au milieu de la nuit, ivres, les personnages s'en vont. Deux d'entre eux parcourent le quartier de Kabuchiko, commentent l'accroissement des magasins, les clubs où les gens payent pour qu'on les écoute. « Six », lui, est resté seul dans le bar. Il éteint la musique, fume une dernière cigarette et boit un dernier verre, dans le silence. Kawai San n'est toujours pas rentrée.

La minceur de la trame de {Six} permet d'être pleinement attentif à ce qu'il nous décrit. Nous sommes sensibles aux contrastes de luminosité entre les divers lieux, à la variété de leurs dimensions, à celle des âges des personnages, aux différences de leurs vies respectives (l'inactivité, la suractivité, la sérénité, le stress, la modernité, la tradition). {Six} est un très joli film sur le temps qui s'arrête. L'accalmie dont bénéficient momentanément les personnages permet à la fois de laisser entrevoir de quoi sont faites leur vies et de dresser des esquisses des divers visages de Tokyo.

Marion Pasquier

Patrick Patrick club suicide (Cécile Bicler et Hervé Coqueret)

Plusieurs dimensions contradictoires cohabitent dans {Patrick Patrick club suicide}. Nous sommes en 1987, quatre adolescents, à bord d’une voiture, parcourent la campagne. En off, l’un d’eux, Cathy, nous parle de cette après-midi où ils sont morts. Les êtres à l’écran sont à la fois proches de nous et lointains. Cathy nous parle d’eux, raconte qu’ils voulaient devenir des héros, des gros plans fixes s’attardent sur leurs visages, des travellings les suivent, des panoramiques les décrivent sous tous les angles, des ralentis décomposent leurs mouvements. Mais parfois aussi, les cinéastes les laissent s’éloigner dans le cadre, augmenter la distance notre regard et eux. Que font-ils ? Ils errent, ils attendent. Ils lisent des livres, de Stephen King, de Hortense Dufour ({L’Ecureuil dans la roue}), ils écoutent la radio, de la musique. Et ils s’allongent par terre. Si Cathy parle d’eux, ou plutôt murmure, lentement, interrompant souvent ses paroles, et si leurs attitudes sont largement décrites, ces jeunes gens demeurent insaisissables. Ils sont moins des personnages que des figures ayant la forme d’êtres humains, qui se déplacent, agissent, ou restent immobiles, sans que nous ne puissions cerner les motivations qui les habitent. {Patrick Patrick…} n’est pas un récit, il est une succession de tableaux, de natures mortes. On décèle bien un mouvement de vie : ils sont jeunes, roulent en voiture (décapotable), profitent de la nature dont on sent la vitalité (chant des cigales, énergie du vent, substitution de la brume par le soleil…), ils courent parfois. Mais c’est le mortifère qui prévaut. Les plans sont souvent fixes, les mouvements de caméra sont lents, comme grevés par une pesanteur. Et si les corps bougent, il semble que ce soit pour mieux s’arrêter après (s’allonger par terre, se concentrer dans une activité en restant immobiles). Leur silence semble leur convenir. La présence de la mort se fait plus brutale lorsque du sang vient rougir les visages. Latente, elle devient alors une donne essentielle de cette histoire qui, rappelons le, raconte le suicide des personnages. Les scènes au grand air alternent avec des scènes où ils répètent de la musique, dans un studio de répétition. La paralysie imprègne autant les premières que les secondes : les sons peinent à sortir, les corps sont figés. Nous sommes dans un décor de théâtre où évoluent des pantins, et non plongés au cœur d’une activité humaine. Les êtres prennent des poses, ils sont autant objets de natures mortes que les pommes et les vases qui composent l’un des plans. Le temps de {Patrick Patrick club suicide}, produit du monde contemporain qui, selon Cathy, « sera toujours au bord de la route, le monde d’où l’on tombe » est celui de la suspension. En faisant cohabiter observation et mystère des personnages, proximité et distance, mouvements de vie et mouvements de mort, il nous offre un ensemble dense, minutieusement pensé et travaillé, dont un seul visionnage ne permet pas de faire le tour.

Marion Pasquier

La vie au ranch (2009), Sophie Letourneur – Compétition / Prix du Public et Prix du film français

Le ranch, c'est l'appartement où aime se retrouver une bande de jeunes. Ils ont vingt ans, ils habitent Paris, ils font des études qu'ils suivent de plus ou moins loin (plutôt de loin d'ailleurs). Qu'est-ce qui les intéresse ? Être ensemble, partager n'importe quel moment entre amis. Faire les fous dans un lit, s'entasser à dix autour d'un plat de spaghettis et de vin rouge dans un studio, aller à une fête, danser, flirter... Ils parlent beaucoup, et fort, ne sont jamais las de dire et d'écouter. Ils rient, ils boivent, ils fument des cigarettes. Leurs parents n'apparaissent jamais, et sont très peu évoqués. Seules leurs sorties, leurs amitiés et leurs amours, semblent les intéresser. Ils évoluent dans un milieu privilégié, ils habitent à Châtelet, ne travaillent visiblement pas pour payer leurs études. Cette aisance leur permet de se concentrer sur des futilités si importantes à l'âge qu'ils ont. Leur gaité prédominante est aussi ternie par de petites contrariétés, de petites douleurs : dispute entre amoureux, séparation, rencontre d'un soir qui ne rappelle pas...

Si les enjeux dramatiques sont si minces, c'est que Sophie Letourneur, qui n'a pas quitté l'âge de ses personnages depuis bien longtemps, s'intéresse essentiellement à leur fraîcheur, qu'elle parvient très bien à capter. La caméra enferme souvent dans le cadre les corps et les visages déjà enfermés dans des appartements. Elle se concentre sur l'énergie qu'ils dégagent, elle ne les lâche pas. Aucun des personnages (interprétés par des non professionnels) ne bénéficie d'un traitement de faveur de la part de la cinéaste, tous sont pour elle porteurs d'un même degré d'intérêt. Parfois quand même, elle en met certains en valeur en les isolant dans des gros plans assez longs. Nous sommes donc tout près d'eux en permanence, et la présence qu'ils dégagent est forte. Cette dernière cohabite cependant avec la distance de laquelle peut les appréhender notre regard. Nous pouvons en effet trouver antipathiques ces êtres aux préoccupations nombrilistes, qui ne pensent pas au monde qui évolue autour deux. Ils sont bruyants, agités, ils peuvent donc fatiguer.

Au moment où la répétition de scènes parisiennes semblables tend à lasser, Sophie Letourneur a la bonne idée de nous emmener en Auvergne, dans la montagne en plein été. En vacances, les filles font des randonnées, vivent au rythme de la campagne (ce qui déplaît franchement à certaines). Le calme se substitue à l'euphorie, le silence au brouhaha, la vive lumière naturelle aux obscurités parisiennes, les vastes paysages aux exigus appartements. Les corps sont libérés du cadre, la cinéaste les laisse s'éloigner dans le champ, s'inscrire pleinement dans le décor. Les silhouettes évoluent alors avec une grâce qui contraste avec les mouvements plutôt brusques, heurtés, qu'elles effectuaient à Paris, et qui tend à nous les rendre plus sympathiques. Une franche ellipse nous emmène ensuite à Berlin, en hiver. Lier les séquences dans le temps et de façon logique ne semble pas intéresser la cinéaste, et nous nous en réjouissons. Peu importe ce qui s'est passé pendant les mois qu'on ne nous montre pas, nous nous posons à peine la question. Ce qui compte une fois encore, est de voir comment se comportent les personnages dans une situation donnée, dans un présent coupé de la chaîne temporelle dans laquelle il s'inscrit. La conclusion berlinoise se contente donc de suggérer que les situations ont un peu évolué pour certains personnages, mais qu'eux semblent être restés les mêmes.

Marion Pasquier

Le jour des noces (1970), Claude Goretta / Nouveau cinéma suisse

Le dimanche, les Dufour, petits citadins commerçants (le père, la mère, le fils et la grand mère) ont l'habitude d'aller déjeuner dans une auberge en pleine nature. Cette fois là, rien ne se passe comme d'habitude. C'est l'été, la mère redouble de joie en se préparant : elle aime quitter sa petite ville pour se délecter de verdure et de soleil, avec les gens qu'elle aime. Elle doit beaucoup insister pour que son fils Philippe, que sa petite amie a envie de voir seul, se joigne à l'escapade. Après avoir dû s'arranger avec une panne de voiture, le père, serrurier, les met en retard en allant dépanner une cliente. Ils n'ont pas réservé, le restaurant ne peut les accueillir. En effet, ce jour là est celui de noces, celles de Henriette. Peu exigeants, les Dufour se contentent d'un repas froid dégusté dans les champs, à distance des festivités. La grand mère somnole à l'ombre, le père se promène dans les bois, la mère s'allonge au soleil. Dans une très belle scène, la caméra tourne autour d'elle : les yeux fermés, elle fredonne l'air que diffuse sa radio, le sourire aux lèvres, profitant pleinement des rayons qui réchauffent sa peau, du bruissement du vent dans les branches et les herbes vertes. On ressent alors intensément le bonheur que lui procure ce moment privilégié. Les Dufour sont des gens simples, ils vivent modestement et savent profiter de ce qui leur est offert. Leur légèreté relativement excentrique les rend attachants et drôles : dans les bois, le père se défoule en cognant sur des troncs, en faisant de grands sauts ; l'impossibilité de deviner à quoi pense la grand mère quasi mutique la rend cocasse ; la mère, qui met ses formes plantureuses en valeur et aime batifoler, respire une joie de vivre communicative.

Tout oppose les Dufour à la famille célébrant le mariage non loin d'eux. Lors du banquet, le père du jeune marié tient un discours des plus détestables. Directeur d'une entreprise fabriquant de la limonade, il est fier de la situation convenable qu'il lègue aux jeunes mariés et qu'ils devront pérenniser. Le fils partage cet enthousiasme moralisateur bien pensant. Henriette, elle, est ennuyée d'avance. Elle ne manifeste aucune tendresse envers son mari, et ne laisse percevoir le moindre sourire sur son visage. Elle est absente, mélancolique, déjà lassée de la vie qui s'apprête à être la sienne. Les noceurs appartiennent au monde mortifère des traditions, de la rigueur, de l'honneur. Leur vitalité est aussi desséchée que celle de l'arbre mort auquel sont consacrés quelques plans.

Comme le veut la tradition, la mariée offre une part de gâteau au premier venu. Ce dernier, c'est le beau Philippe, le fils Dufour. L'attirance entre Henriette et lui est immédiate, évidente, et ils s'enfuient ensemble. Pour un temps, la rigidité que la famille des époux tente d'imposer ne résiste pas au vent de folie que la nature incite à suivre. Sans presque se parler, les jeunes gens se mettent à courir, dans les champs, dans les bois, à travers les ruisseaux, les routes, dans des scènes de toute beauté. La robe blanche de la mariée se détache du vert de la nature, son voile, comme les feuillages alentour, s'agite gracieusement dans le vent. La jeunesse, sa folie, la liberté et le bonheur auxquels elle aspire, sont magnifiés par le plein air estival. Ils s'aiment déjà, plus rien ne compte que de rester ensemble. Scandalisée par la fugue, la famille de Henriette se lance à leur poursuite. Les Dufour, eux, épicuristes simples, sourient de l'événement. Leur fils a bien droit au bonheur. La platitude de la réalité rattrapera pourtant les fugueurs. Dans la dernière scène, sagesse et conformisme ont tragiquement gagné la bataille.

Claude Goretta excelle à décrire ces deux mondes que tout oppose, qui réagissent à l'imprévu avec intransigeance d'une part, confiance et tolérance de l'autre. La nature et l'été, personnages à part entière, mettent en valeur l'attachante simplicité de ceux qui en profitent et suivent leurs lois, l'abjection de ceux pour qui ils ont moins de valeur que la moralité. Marion Pasquier

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Palmarès du Festival EntreVues 2009

Le Festival EntreVues a encore démontré, lors de cette 24ème édition, sa volonté de mettre en exergue un cinéma inventif et exigeant par ses recherches thématiques et formelles. L’Humain, la recherche de soi, la compréhension de l’Autre – terme parfois barbare – et la réflexion sur l’évolution de nos sociétés, furent une nouvelle fois au cœur d’une compétition et d’un ensemble de rétrospectives intelligentes et cohérentes. Des films comme Disorder La Vie au ranch, qui symbolisent l’atmosphère engagée et humaine du festival, côtoyaient ainsi les œuvres précieuses de Louis Skorecki, du Nouveau cinéma suisse et d’Adolfo Arrietta. La musicalité des films, qui est depuis quelques années un élément essentiel de la programmation d’EntreVues, fut également au rendez-vous avec de belles œuvres comme We Don’t Care About Music Aniway ou l’atmosphérique October Country. Si les différents jurys ont décidé de récompenser des films qui ont pour points communs la plupart des « critères » que nous avons cités, l’ensemble de la compétition fut excellente. Avec une fréquentation record de 21 000 spectateurs, l’équipe d’EntreVues a encore prouvé cette année qu’ils étaient à la tête d’un festival qui ne se veut en aucun cas élitiste. Il ne reste plus qu'à attendre la 25ème édition et toutes ses promesses filmiques avec impatience.

Le palmarès

Grand prix du long-métrage fiction: Police, adjectif de Corneliu Porumboiu

Grand prix du court-métrage de fiction: Chanson d’amour et de bonne santé de Joao Nicolau

Prix Janine Bazin (Prix d’interprétation): Gabino Rodriguez pour le film Perpetuum mobile

Grand prix du long-métrage documentaire: October Country de Michael Palmieri et Donal Mosher

Grand prix du court-métrage documentaire: Destination finale de Philip Widmann

Prix du public long-métrage fiction: La Vie au ranch de Sophie Letourneur

Prix du public court-métrage fiction: Un Transport en commun de Dyana Gaye

Prix du public documentaire: Le Plein pays d’Antoine Boutet

Prix One+one: We Don’t Care About Music Anyway de cédric Dupire et Gaspard Kuentz

Prix Red: Disorder de Weikai Huang

Prix du film français: La Vie au ranch de Sophie Letourneur